J'étais ce matin au conseil national de l'UMP. Une manifestation
un peu particulière puisque les deux invités étaient Nicolas Sarkozy et Tony
Blair, l'ancien premier ministre travailliste britannique.
J'ai eu le plaisir de prendre la parole pour expliquer comment, à
Lyon, mes équipes "mouillaient la chemise". J'ai expliqué, devant les
2 500 participants, mon souhait de "faire
en sorte que la ville puisse donner à chacune et à chacun la chance de réussir
sa vie".
Tony Blair, dans un discours en français bourré d'humour, a vanté
le changement. Il faut dire qu'il a, en la matière, un bilan flatteur ! "Dans un monde qui change, malheur à
celui qui stagne ! (…) Fini les emplois pour la vie, fini la zone de confort
pour les entreprises qui souhaitent rester à la pointe du marché. Fini la zone
de confort pour le secteur public dès lors où il se préoccupe du service pour
le public." Un discours, vous vous en doutez, ovationné debout par les
participants. Nicolas Sarkozy n'en perdait pas une miette, lui qui doit faire
face aux corporatismes de tous poils prêts à freiner face à la rupture. "Le changement ne plait jamais. (…) Dès
que vous l’annoncez, on vous dénonce. Dès que vous le mettez en œuvre, tout le
monde proteste. Et quand vous parvenez enfin à le faire aboutir, tout le monde
l’accepte", a-t-il encore affirmé avant de "mettre en boîte"
le Président… "Vous avez de la
chance d'avoir Nicolas Sarkozy comme président. Il est très énergétique… dans
tous les domaines !" Autant vous dire que la salle se tordait de rire
! Et Nicolas aussi !
Bien entendu, la presse a commenté les nombreuses critiques à
peine voilées faites par Tony Blair aux socialistes français. "La distinction doit se faire entre une
politique qui se tourne vers l'avenir et une autre qui s'accroche au passé.
Moi, je suis un politicien de centre gauche. Aux États-Unis je serais
démocrate, au Royaume-Uni je suis travailliste, en France je serais....
probablement au gouvernement", a-t-il fait remarquer, déclenchant les
rires de la salle qui l'a applaudi debout. Avant d'ajouter "non je plaisante, je serai au Parti Socialiste, mais aux côtés de
ceux qui ont à cœur de le réformer !"
Une thématique reprise par Nicolas Sarkozy qui a souhaité
que "la tolérance, l'ouverture et la
main tendue soient la marque de fabrique de la droite et du centre français, le
sectarisme et la fermeture la marque de fabrique de la gauche française."
Cette main tendue, sur la
base d'un projet, d'un contrat pour Lyon, c'est aussi ma méthode. Ensemble,
nous avons pu rassembler la droite dès le premier tour. Une première à Lyon
depuis plus de 20 ans. Nos amis du club Gauche Moderne, animé par le secrétaire
d'Etat à la Francophonie, de Diagonale ou encore de la Voix Progressiste nous
ont rejoint. J'espère qu'il en sera de même avec le Modem, toujours sur la base
d'un projet, d'un contrat avec les lyonnais, dans le respect de nos
différences.
Bien entendu, au delà des conséquences, il faut parler des causes, au premier rang desquels l'incivisme de certains lyonnais. La généralisation d'une équipe de verbalisation des propriétaires de chiens indélicats est une bonne initiative prise par le maire de Lyon. Dommage qu'elle intervienne à la fin d'un mandat, plus de 5 ans après que l'équipe du 6è arrondissement l'ait demandée à cor et à cri…